Robe Chemise XVIIIème

Aussi nommée Robe en Chemise ou Robe Chemise à la Reine ou encore Robe de Gaulle. C’est à partir de 1781 que, grâce à Marie-Antoinette , cette robe fit fureur. C’est surtout une robe d’intérieur, du moins à la Cour, et on la faisait en gaze ou en soie. Elle tombait droit avec un haut falbala au bas de la jupe et était très décolletée. Le tour de gorge, qui sous Louis XV était bouillonné ou en dentelle, devint une collerette Médicis, comme au début du XVIIème siècle, mais plus décolleté plus ou moins foisonnante.

chemise ref

1784 Chemise à la Reine / Portrait du savant Lavoisier et de son épouse par J-L David, 1788/ Portait de Portrait of Izabela Lubomirska par E.Vigée Lebrun en 1782/ Portrait de la duchesse de Polignac, E. Vigée-Lebrun, 1783

Le retour à la nature prôné par les philosophes, notamment par Jean-Jacques Rousseau avait trouvé son écho chez les grands de ce monde pour lesquels le cadre rural représentait une sorte d’exotisme, de délassement loin des frivolités et des fastes de la cour. Hameaux et maisons paysannes se construisent dans les jardins des grandes demeures mais restent luxueusement meublées à l’intérieur. ( Hameau de la reine à Versailles).

Hameau de la Reine à Versailles

Hameau de la Reine à Versailles

Anecdote:   Marie-Antoinette souhaite cultiver cette mode et se fait représenter pour un portrait officiel en simple robe chemise. Le portrait peint par Elisabeth Vigée-Lebrun en 1783 et exposé au public provoque un  Scandale ! Une reine de France ne doit pas paraitre en simple paysanne mais vêtue selon son rang. Le portrait sera décroché et remplacer par son  » portrait à la rose « 

Marie-Antoinette, portraits à la rose 1783 par E. Vigée-Lebrun

Marie-Antoinette, portraits à la rose 1783 par E. Vigée-Lebrun

Cette tenue légère  est très agréable à porter ! Malgré l’ apparence d’un certain confort, la silhouette reste structurée par des dessous, cependant  moins contraignants que ceux portés sous la robe de cour à la française. Ici: chemise de corps, corset, jupon , cul de paris ( bourrelet élargissant les hanches) et second jupon. Le tissu est une gaze écrue, tissu exact utilisé comme à l’époque pour ce type de robes. J’ai choisi volontairement de ne pas surenchérir avec de grandes collerettes ou de grands volants pour aller vers une silhouette épurée au maximum. Juste créer un joli contraste de matière et de couleur par l’ajout d’une ceinture de taffetas de soie rouge carmin, présente également en bracelets aux bras. Une petite traine vient prolonger la silhouette.

chemise

Sources/ Pour en savoir plus:

> http://www.histoire-image.org/

> Marie-Antoinette, un destin brisé d’Evelyne Lever, collection Réunion des musées nationaux.

> Le Costume français chez Flammarion, collection Tout l’Art.

>Histoire du costume en occident par François Boucher chez Flammarion.

> Wikimédia Communs

>Musée des Arts Décoratifs Paris

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