Robe redingote XVIIIème siècle

Pour parer aux rigueurs de l’hiver ,  être élégante à la mode du XVIIIème siècle afin  visiter le château de Vaux le Vicomte, j’ai choisis cette tenue :une redingote féminine.

En 1786, le mouvement vers la simplicité vestimentaire amorcé dès les années 1770 par les robes à la polonaise et robes en chemise (cf mes autres réalisations  sur ce type de robes)  s’accentue dans les années 1780. Les causes de ce changement profond dans la toilette féminine sont multiples et de nature différente ; la ruine des grands seigneurs, l’influence de Jean-Jacques Rousseau vantant la simplicité des mœurs, les toilettes de campagne portées par Marie- Antoinette dans sa retraite du Petit-Trianon et enfin l’anglomanie qui commença en 1786. S’inspirant des modes anglaises, les femmes désormais vont s’habiller comme les hommes; elles porteront la redingote masculine, la cravate et même les deux montres et le chapeau de castor.

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Portrait de Lady Georgiana Cavendish par Thomas Gainsborough en 1787 / Comtesse de Selve par E. Vigée-Lebrun, 1787 / Portrait par G. Romney 1787/ source inconnue.

Robe inspirée de la Redingote Masculine : L’influence des modes anglaises se traduisit en France par les robe inspirées de la redingote portée par les hommes à la même époque. Tantôt cette robe-redingote est ouverte par devant, ce qui est le cas le plus fréquent. Tantôt elle est fermée et boutonnée du haut au bas par de gros boutons métalliques. D’immenses chapeaux accompagnaient ces robes. Les aristocrates anglais, grands propriétaires terriens, ne pouvaient décemment pas s’adonner à leur loisir favoris qu’était la chance, encombré de multiples jupes et jupons. Ce confort à l’anglaise gagna ainsi peu à peu la France.

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Galerie des modes et du costume français: robe redingote , 1788 / Portrait d’un politicien de la fin du XVIIIème siècle par Laneuville vers 1786/ Film l’Anglaise et Le Duke, réalisé par Eric Rohmer en 2001/ Galerie des modes française: robe avec manchon vers 1787.

Cette tenue très confortable et très chaude est structurée tout d’abord par : une chemise de corps, un corset, plusieurs épaisseurs de jupons et un cul de Paris ( bourrelet pour arrondir les hanches) Viennent ensuite la  jupe bleu marine en laine et le manteau de robe à grand col en laine plus épaisse bleu marine. La tenue se ferme sur le devant en zone par la pièce d’estomac avec des compères, et agrémentée de deux rangée  de boutons plats argents. Une lavallière au cou et un manchon garantissent des rigueurs hivernales. La coiffure à l’enfant est surmontée d’un large chapeau à la Marlborough en velours de soie noire, doublé de toile rigide et surmonté d’un grand bouquet de plumes d’autruches. Je porte également deux châtelaines à la ceinture,  fabriquées par mes soins en m’inspirants de gravures d’époques.( non portées sur ces photos

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Mon interprétation de la robe redingote

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Mes châtelaines – création personnelle

 

Crédits Photos :  Claire Juchet, Luc Morel, Carmene

 

Sources/ Pour en savoir plus:

> Le Costume français chez Flammarion, collection Tout l’Art.

>Histoire du costume en occident par François Boucher chez Flammarion.

> Wikimédia Communs

>Musée des Arts Décoratifs Paris.

> National Gallery de Londres

> Base de données en ligne La Joconde, Réunion des musées nationaux.

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