Analyse et critique du film « Cendrillon »

Je tiens à m’excuser pour la rédaction  tardive de cet article par rapport à la sortie en salle du film, dût à la création et mise en ligne de mon nouveau site qui m’a pris beaucoup de temps.

Cette article ne contient aucun spoiler promis,  mais est relativement dense en photos. Si vous souhaitez (comme je l’ai fait moi-même) conserver la surprise de la découverte : aller voir le film d’abord puis revenez vers moi pour les explications détaillées ;)

affiche

Film fantastique et familial, Cendrillon (Cinderella en version originale)  s’inscrit en direct lignée de  Alice au pays des merveilles, en 2010, ou Maléfique en 2014 (relecture de La Belle au bois dormant) et en cours de production : Mulan et La Belle et la Bête avec Emma Watson dans le rôle-titre.

Disney poursuit l’adaptation de ses classiques en prises de vues réelles. Est-ce pour fidéliser un public adulte ou le signe que les productions tournent en rond et sont à cours de nouveaux scénarios ?  Il est très intéressant du point de vue marketing d’exploiter les goûts déjà bien ancrés dans l’enfance pour ensuite s’adresser aux adultes qui ont grandis avec les dessins animés Walt Disney.( Nous incluant moi et mes amies qui nous sommes programmée cette séance ensembles)  La prise de risque est proche de zéro et le succès assuré…Je ne pouvais me défaire de cette pensée au moment de me décider à commander ma place de cinéma, ayant peu d’intérêt dans la « consommation de masse ». Cependant l’aspect visuel très hétéroclite a éveillé ma curiosité. Toujours est-il que revisiter les classiques reste  intéressant,  qu’ils soient réussis ou non. A titre personnel, Alice aux Pays des Merveilles ne m’avait pas emballée -couplé à une qualité très médiocre de 3D toute nouvelle technologie à cette époque- ou Maléfique – Personnages très creux voir simplets- . Je suis cependant restée bluffée par le jeu d’Angelina Jolie qui a véritablement crée un personnage très dense et très appréciable. Esthétiquement parlant le film était séduisant avec des contraste de matières sur les costumes et décors qu’ j’ai beaucoup apprécié).

Revenons à notre Cendrillon de 2015. Le film est une adaptation fidèle du dessin animé Disney du même nom sorti en 1950 et n’a pas cherché à s’en éloigner. On suit donc sans surprise le scénario couler comme il se doit. Fort heureusement, de nombreuses « catch phrases » ou si vous préférez : la réplique cinglante humoristique, permettent d’agrémenter le solide fil d’Ariane de l’histoire. Petite note personnelle : Je remercie à genoux la production d’avoir utilisé l’anglais britannique pour faire parler ses acteurs ( NB : En majorité britanniques),  si mélodieux et si rare face au raz de marée américain que j’ai du mal à apprécier ( effort également soutenu et remarquablement par Angelina Jolie en Maléfique) .

L’histoire d’Ella- renommée plus tard Cinder-ella par ses affreuses belles sœurs-  fait écho aux codes du conte classique et du patrimoine culturel de Disney.  Bien présentés et  facilement repérables, ils sont mis en avant sous forme de clins d’œil et rehaussés par cette touche d’humour. Nous avons : le père bon et attentionnée de la jeune Ella, contrastant avec cette Lady Tremaine, marâtre cynique s’acharnant sur la pauvre douce et innocente Cendrillon, tout en réprimant et surveillant ses deux filles ne cessant de se chamailler-  sœurs ayant leurs couleurs codes couleurs caractéristiques  propres comme dans le dessin animé – ;  les rires du public à l’apparition de Lucifer, matou terrible dont le derrière remuant dans la version animé n’avait pas laissé de marbre les jeunes enfants que nous étions, la Marraine Bonne fée très enjouée et dynamique ,l’aide des animaux et des souris afin que Cendrillon puisse aller au bal et-cetera, et-cetera. Bref tous les codes étaient  présents, bien à leurs places, donc par de surprise, nous étions bien guidés.

Synopsis

( Allociné) : Le père d’Ella, un marchand, s’est remarié après la mort tragique de la mère de la jeune fille. Pour l’amour de son père, Ella accueille à bras ouverts sa nouvelle belle-mère et les filles de celle-ci, Anastasie et Javotte. Mais lorsque le père d’Ella meurt à son tour, la jeune fille se retrouve à la merci de sa nouvelle famille, jalouse et cruelle. Les trois méchantes femmes font d’elle leur servante, et la surnomment avec mépris Cendrillon parce qu’elle est toujours couverte de cendres. Pourtant, malgré la cruauté dont elle est victime, Ella est déterminée à respecter la promesse faite à sa mère avant de mourir : elle sera courageuse et bonne. Elle ne se laissera aller ni au désespoir, ni au mépris envers ceux qui la maltraitent. Un jour, Ella rencontre un beau jeune homme dans la forêt. Ignorant qu’il s’agit d’un prince, elle le croit employé au palais. Ella a le sentiment d’avoir trouvé l’âme sœur. Une lueur d’espoir brûle dans son cœur, car toutes les jeunes filles du pays ont été invitées à assister à un bal au palais. Espérant y rencontrer à nouveau le charmant Kit, Ella attend avec impatience de se rendre à la fête. Hélas, sa belle-mère lui défend d’y assister et réduit sa robe en pièces… Pendant ce temps, le Grand Duc complote avec la méchante belle-mère pour empêcher le Prince de retrouver celle qu’il aime… Heureusement, comme dans tout bon conte de fées, la chance finira par sourire à Ella : une vieille mendiante fait son apparition, et à l’aide d’une citrouille et de quelques souris, elle va changer le destin de la jeune fille…

Casting et équipe technique:

Lily James : Cendrillon

Cate Blanchett Lady  Trémaine, la méchante belle-mère de Cendrillon

Richard Madden : Kit le Prince charmant

Holliday Grainger :Anastasie Tremaine

Sophie McShera : Javotte Tremaine

Derek Jacobi : le roi

Hayley Atwell: la mère de Cendrillon

Ben Chaplin :: le père de Cendrillon

Helena Bonham Carter (V. F. : Laurence Breheret ; V. Q. : Pascale Montreuil) : la marraine-fée de Cendrillon

Titre original : Cinderella

Titre français : Cendrillon

Réalisation : Kenneth Branagh

Scénario : Chris Weitz

Production : David Barron, Simon Kinberg et Allison Shearmur

Photographie : Haris Zambarloukos

Musique : Patrick Doyle

Décors : Casey Banwell et Francesca Lo Schiavo

Costumes : Sandy Powell

Dessin animé original de 1955

Dessin animé original de 1955

Un petit mot supplémentaire sur Sandy Powell, créatrice costume que j’apprécie beaucoup :

Créatrice costume entre autre de Entretien avec un vampire ( 1994), Shakespeare in Love ( 1998), Aviator ( 2004)…pour ne citer qu’eux. Elle  été nominée et a reçu maintes récompenses. Dotée d’une connaissance accrue du costume historique,  Sandy sait d’autant mieux franchir ces barrières. J’ai admirée, que dis-je j’ai Adoré son travail de créatrice costume en particulier sur Les Jeunes Années d’une Reine, pour avoir eu lors d’un stage à Londres certaines de ces tenues entre les mains et avoir vu pu consulter ses classeurs de recherches prémaquettes. Ce film m’a d’ailleurs donné l’envie d’explorer le  costumes pour la période 1830 qui m’étais alors totalement inconnu ( CF article : Un week-end à la Campagne par un  automne de 1830 )

Sandy Powell à la première du film. (Photo: Alex J. Berliner/ ABImages)

Sandy Powell à la première du film.
(Photo: Alex J. Berliner/ ABImages)

Sandy à propos de Cendrillon : «  J’étais très excitée à l’idée de créer les costumes de Cinderella car étant aux antipodes de tout ce que j’ai pu concevoir ces derniers mois. C’est un film très féminin, destinées aux princesses qui rêvent et très éloigné du Loup de Wall Street plutôt à dominante masculine. Je n’avais pas fait de films «  girly « depuis fort longtemps ! J’ai également beaucoup apprécié la possibilité de s’éloigner de l’historicisme dans les costumes et pouvoir transcender les costumes,  comme sortis d’un monde irréel, comme émergents d’un livre de contes de fées. »

Les présentations faites, je vais vous parler maintenant plus amplement de l’univers esthétique du film et mon ressenti personnel par rapport aux prises de positions.

Le film a été tourné dans le but principal de divertir, pas ou peu de prises de position, d’exploration des sentiments humains ( ou très superficiellement) , tout n’est que respect et fidélité au dessin animés de 1950. L’ensemble est démultiplié grâce aux effets spéciaux ( trop peut être ?)  A mon sens le palais du roi apparaissait plutôt comme un aéroport avec ses ailes rectiligne qu’un palais élancé et fléché de contes de fée). La maison immense de Cendrillon, la forêt verte et giboyeuse, la prairie immense …

Des décors variés

Des décors variés

Les univers sont bigarrés et  mélangent absolument tout ! J’ai moi-même eut du mal à trouver un univers cohérent, j’y ai même renoncé …Couleurs, matières, motifs,  époques historiques dans un mouvement presque ininterrompu se croisent, se fusionnent..  Cela m’a dérouté quelque peu au début .La gamme de couleurs très étendue, est très vive et très contrastée : on obtient un rouge carmin à côté d’un vert pomme acidulé fluo, lui-même à côté d’un beau marron passé de vieux meuble d’antant. Si le conte originel est ancrée dans une période précise , le dessin animé se fait plus large dans ses références : crée en 1950, la mode à cette époque est à la renaissance des crinolines. Enfin, le film qui nous occupe aujourd’hui parachève cette dynamique avec un  éclatement spatio-temporel. Je vous invite à consulter d’ailleurs l’excellent article de Frock Flicks sur les influences du costume historique dans le dessin animé de 1950 : http://www.frockflicks.com/disney-princess-historical-influences-cinderella-1950/

Le décor est planté, parlons à présent des costumes ! Là encore, Hétéroclisme est le maître mot Ce film est une vision poétique, fantastique du conte de Cendrillon. Les costumes par conséquents suivent cette ligne directrice et jouent un rôle fondamental, voir même détrônent leur propriétaire. Quelle petite fille ou jeune femme n’a pas été motivée pour aller voir ce film dans la seule perspective de voir cette fameuse robe de bal prenant vie dans notre humble monde terrestre ?

Voilà donc un costume iconique, pour ne pas dire légendaire que tout le monde attend au tournant et volant presque la vedette à l’actrice principale. Oui Mesdames et Messieurs, l’affiche aurait pu mentionner dans le rôle-titre à la place de Lily James : Le Robe de Bal. On peut imaginer aisément à quel point Sandy Powell a médité sur le design.

La robe de Bal

Commençons donc par la vedette et voyons un petit peu comment cette robe est née :

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Il a été dit que de tous les temps, la scène préféré des animations Walt Disney , était lorsque Cendrillon se transforme en sa robe de bal dans le film d’animation original. Pour cette version cinématographique, Sandy Powell souhaitait que la robe de Cendrillon ait  autant d’impact que la robe emblématique originale :laissons à la véritable Marraine la Bonne Fée nous présenter son oeuvre:

Scène de bal dans le dessin animé

Scène de bal dans le dessin animé

« C’est le costume que les gens attendaient le plus « , a expliqué Powell. « Il devait être à couper le souffle et se démarquer de toutes les autres tenues des invités du bal. La coupe devait rester élégante dans une certaine sobriété, parce que c’est  Cendrillon, et je ne voulais pas avoir à la surcharger  de garnitures, de bijoux et d’autres choses comme ça. Ma principale préoccupation avec la robe de bal était son mouvement, ainsi que pouvoir obtenir la bonne couleur. Mais ce que je voulais par-dessus le reste, était de rendre vivante cette robe car les deux seules choses que Cendrillon a faites avec était : danser et courir de façon la plus élégante et fantastique possible. J’imaginais la robe de nuit,  flottante derrière elle en me disant qu’elle avait besoin d’être bien visible.

Je ne peux qu’approuver Sandy sur ce point, à mon sens, l’effet recherché est on ne peut plus présent, et cette robe a littéralement fait frémir le public de la salle où nous étions. La robe à crinoline semblait être le choix le plus évidement car les robes de princesses dans notre société sont intiment liées à ce types de formes.

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Cette couleur bleu si irréelle (ajoutons pour appuyer le propos que le bleu est ma couleur favorite !) apparaît cependant plus marquée et plus intense dans le  filme achevé qu’en réalité. Je pense que cette augmentation de l’intensité des couleurs a été poussée numériquement pour tous les éléments visuels, afin d’accentuer le contexte « irréel ».

Sandy : « Je ne choisis pas les couleurs forcément pour des raisons symboliques mais plutôt  parcequ’elles se justifient d’elles même. Et parce que je les adore, j’ai beaucoup plus de feeling , de réaction intuitive aux couleurs à assembler ou opposer entres elles. Par exemple, Lady Tremaine arbore des couleurs vives mais froides. Ce ne sont pas des couleurs rassurantes mais attractives car intrigantes »

Cette fameuse robe de bal a nécessité à l’équipe de Sandy composée de 20 personnes ( 400 au total pour l’ensemble du département costume) , plus de 500 heures de travail, et vous allez voir que cette robe n’était pas l’unique exemplaire.

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Essayages en studio

La silhouette est construite de façon à obtenir une belle illusion d’optique : On s’imagine les très nombreuses couches successives de tissus, chose cependant irréalisable au vu du poids résultant de l’ensemble,  qui aurait été bien trop important . Une crinoline projetée est en premier lieu confectionnée. Par-dessus viennent plusieurs jupons agrémentés de beaucoup de tissus froncés et bouillonnées, visibles lorsque Lily dance . Les couches par-dessus encore au nombre de cinq ou six sont faîtes de matière ultra fines et légères (probablement mousseline,  tulle ou organza de soie) , un tissu lamé polyester qui permet ces reflets bleus et argent, enfin tout au sommet de cet incroyable amoncellement de soie, une «  crépine », tissu de soie un peu plus épais  la mousseline. Le but recherché était de créer un effet le plus vaporeux et aérien possible. Les couleurs virent du vert au bleu, en passant par un lila , ainsi que ces couleurs lamées bleutées. A titre personnel, la robe m’a évoqué de suite la notion d’eau, de milieu aquatique. Cendrillon danse dans un tourbillon mêlant air et eau avec  légèreté ( du moins apparente).

Crinoline projeté sous la robe. Equipe de Sandy à l'oeuvre sur les bouillonnés de jupons. Corsage garni de ses papillons.

Crinoline projeté sous la robe. Equipe de Sandy à l’oeuvre sur les bouillonnés de jupons. Corsage garni de ses papillons.

Le corsage quant à lui semble être d’inspiration milieu XIXème. On reconnait les fameuses berthes ( appliquées sur les corsage à pointe frontale de l’époque des crinolines) La berthe conçue comme un nuage impalpable, est sublimée par des éléments contrastants  par leur précision , en opposition  à l’ensemble aérien de la robe. On peut admirer une douzaine de papillons peints à la main par l’artiste Haruka Miyamoto.

«  Quand je dessinais la maquette, explique Sandy, je voulais avoir quand même une décoration, mais sans être classique. J’ai réfléchi à Cendrillon et son rapport étroit avec la nature et les animaux… Je me suis donc dit qu’il serait  bien que des papillons se poseraient directement sur elle et qu’ils soient l’embellissement de son corsage. » .

Enfin, pour achever le coté féerique de cette robes: 10 000 cristaux Swarovski ont été appliqués à la main sur les deux dernières couches supérieures de la jupe.

Maquette par Sandy Powell et costume final

Maquette par Sandy Powell et costume final

Inutile de préciser qu’il a fallu à l’actrice  Lily James de s’habituer à cette masse de tissu, s’entraîner à se mouvoir, à tourner et à courir !

Huit exemplaires de cette robe (Oui oui, vous avez bien lu !) ont été réalisés  pour un total de 4000 heures de travail. Chacune de ces huit versions étant légèrement différentes. L’une dont l’ourlet était plus court de 4cm, permettait à Lily de courir dans les jardins sans risquer de tomber. D’autres plus courtes cette fois de 8cm, toujours dans le même but ont été façonnées. D’autres enfin possédaient des ouvertures sur les côtés pour permettre le port de harnais. Je n’ai pas réussi à savoir dans quel but. Si vous en connaissez la raison, éclairez-moi dans vos commentaires !

Les ourlets comme on peut aisément l’imaginer, se sont salit très rapidement .La chose la plus difficile à filmer pour Cendrillon et Kit le prince – joué par Richard Madden-  fut la scène de bal. Les acteurs ont longtemps répétés, mais le pauvre Richard ne cessait de se prendre les pieds dans les ourlets de sa princesse. Je vais laisser parler la danseuse de quadrille valse, et polka qui  est en moi : je dois dire que la dance de Cendrillon et le prince ne m’a pas du tout convaincue. Il était on ne plus notoire que cette scène avait pour but je dirais unique de présenter la robe dans toute sa splendeur : plans serrés de caméras sur les jupons, plans virevoltants en écho à cette robe qui ne finit  plus de tourner. ..Le prince faisait sauter et retomber Cendrillon dans un bouillonnement de mousseline pour que l’on puisse profiter de l’apparition de ces jupons

CINDERELLA

Scène du bal

A noter que lors dans cette scène,  les figurantes,- elles aussi en crinoline  d’une ampleur et de  vivacité de couleurs bien entendu différente de celle de Cendrillon-  portent des robes inspirées plutôt des années 1950  : donc plus tardivement que celle de Cendrillon que l’on peut vaguement ancrée dans la période 1855-1865.

Extrait de la scène du bal, la robe en action dans toute sa splendeur !

Quelques chiffres notables  : 5 kilomètres de fils rien que pour les ourlets, 250 mètres de tissus pour chaque version de la robe, 4000 heures de travail au total, 5 kilos pour le poids total du corset, jupons, jupes et corsage,  10 000 cristaux Swarovski appliqués à la main, 20 minutes pour enfiler la robe complète, 1 kg : le poids d’une des deux chaussures de bal crée par Swarovski. Le budget de ces robes a été tenu secret, je vous laisse imaginer le montant total…

Le vêtement a été « une torture à porter », révélait Lily James, l’interprète de la princesse aux pantoufles de verre. La robe était très lourde et si serrée qu’elle a dû se contenter de soupes pendant tout le tournage.…Robe de princesse certes, mais selon la phrase consacrée « il est nécessaire de souffrir pour être belle ».

En tant qu’admiratrices et porteuses de ce type de robes, mes amies et moi même ne nous sommes pas empêchées de l’attendre au tournant et d’anticiper par empathie les déplacements de Lily .Notamment l’entrée dans le carrosse étroit et cette  idée saugrenue de vouloir faire de la balançoire avec une telle robe, nulle doute que cette prise a du être refaite plusieurs fois !

Tête à tête sur une balançoire

Tête à tête sur une balançoire

Voilà ce que nous pouvions dire sur cette fameuse robe ;)

Marraine la Bonne Fée

Personnage emblématique incarnée par la pétulante Helena Bonham Carter, son costume lui , m’a laissé un peu perplexe… comme une impression d’un travail bâclé… Loin de moi l’idée de critiquer la quantité de travail qui a été nécessaire pour fabriquer cette robe, mais l’impression première que ce costume m’a suggéré, ne m’a pas quitté un instant. . Impression confirmée par les mots de Sandy Powell en interview :

Maquette de Sandy Powell et costume final

Maquette de Sandy Powell et costume final

“ C’était une idée que j’avais eu, plutôt ambitieuse et pour être honnête: nous n’avions pas le temps de la concrétiser comme je souhaitais. La création aurait pu être bien plus poussée et plus efficace. Je ne dis pas que le costume n’est pas réussi, mais cependant j’ai eu cette idée un peu folle de vouloir qu’il soit composé presque uniquement de « lumières », d’avoir l’effet scintillant le plus poussé possible. La robe est composée d’une centaine de LED. Nous avons fait appel à une entreprise d’éclairage pour créer tous les circuits cachés sous la robe. Le problème est qu’il a fallu attendre que la structure porteuse de lumière soit prête pour construire le costume coté textile. Nous attendions et attendions encore que les lumières soient prêtes… Ce costume s’est finalement monté presque à la va vite en dernière minute…Je dois dire que je ne l’aime pas. En un sens : ce fut très drôle car on peut déceler le fait que ce costume est un survivant de dernière minute. Cela peut faire penser que la Fée a confectionné son vêtement elle-même. Helena a dut pendant tout le tournage se déplacer avec une lourde batterie attachée à ses dessous. Chaque circuit devait être enclenché manuellement par un technicien posté à côté d’elle avec un ordinateur pour allumer l’ensemble des LED. « 

En ce qui concerne la robe elle-même : toujours dans cette idée de juxtaposition d’éléments historiques : nous avons une collerette Renaissance portée avec une robe d’inspiration plutôt XVIIIème : avec la pièce d’estomac brodée et la jupe portée sur de larges paniers , mais bouillonnée de façon très moderne, trop sans doute à mon gout…Dernier contraste avec une coiffure et un maquillage furieusement années 1930 qui dénote et qui m’a bien plu.

Le personnage de la fée néanmoins reste très attachant, très proche du personnage désinvolte du premier dessin animé : beaucoup de réactions drôles, elle  qui semble de pas contrôler sa magie etc..

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Maquillage années 1930 pour une fée bien dynamique !

 

 

Costumes « du quotidien »

Quittons cet univers de grand bal pour se retrouver dans la vie quotidienne des protagonistes : Nous retrouvons la jeune et innocente Ella, vêtue encore ici de bleu dans un robe en apparence sobre. Les formes sont beaucoup plus simples et marquent la modestie de la jeune fille : le corsage rappelle fortement les découpes datant des années 1840, époque romantique à laquelle elles font écho. Les jeunes filles avait à l’esprit de paraître douces, sorties de quelques contes ou légendes, aimant la poésie, pratiquant les arts et comme leurs homologues masculins : trouvant refuge dans la nature ( par extension : avec les animaux) . Cendrillon incarne ce personnage à merveille et permet à mon sens d’envisager ce rapprochement.

Cendrillon 2015 et 1955. On remarquera la gamme de couleur respectée.

Cendrillon 2015 et 1955. On remarquera la gamme de couleur respectée.

Le tissu : une mousseline de soie légère bleu tendre relevé de motifs floraux, renforce encore cet aspect de fraîcheur. Le motif floral est très présent autour d’Ella : qu’il soit sur ses vêtements, aux murs, sur les robes de sa mère disparue bien aimée… Le thème est marqueur d’innocence et de douceur.

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Cendrillon et sa belle mère Lady Tremaine

 Robes dépoque Romantique 1847 USA, 1842 USA, robe de mariée 1841

Robes d’époque Romantique: 1847 USA, 1842 USA, robe de mariée 1841.

Robe de Cendrillon exposée aux Etats Unis à l'occasion de l'avant première

Robe de Cendrillon exposée aux Etats Unis à l’occasion de l’avant première

Cendrillon revêt également sa première robe de bal rose héritée de sa mère: Toujours cet aspect aérien, innocent. Robe qui comme tout le monde le sait , va se faire déchiqueter par sa belle famille.

Robe rose dans le dessin animé de 1955 et dans le film de 2015

A l’inverse  de Cendrillon: ses demi sœurs – elles aussi en ourlet court pour marquer leur jeune age- possèdent une garde-robe étendue et très hétéroclite en couleurs et formes : On peut y croiser des silhouettes inspirées des années 1830, mais contrebalancées par un motif à pois très années 1970 ; des robes coupées années 1950, contrebalancées avec des rayures rappellant  les robes à l’anglaise des années 1780 etc… J’ai beaucoup aimé ce que j’ai appelé cette «  expérience de pin-pong temporel » très comique ou tout se mêle, s’entrecroise, se recrée, se transgresse  à l’infini ! La gamme de couleur reste vive pour les sœurs Tremaines mais assez violente et bariolée . Ce sont principalement des rouges et jaune, signe de dangers et de passions décuplées : trahison, jalousie, envie ….

Ce jeu va se répéter pour tous les personnages féminins, je ne vais pas tout vous détailler et vous laisser le plaisir de savourer ce « ping-pong temporel historique  » comme il se doit ;)

Maquettes de Sandy Powell et costume finaux

Maquettes de Sandy Powell et costume finaux. Je pense détecter une influence croisée des robes de fillettes à manches gonflées des années 1950s, avec des coloris, on ne peut plus fous !

Silhouettes très années 1830s... mais à pois fluos !

Silhouettes très années 1830s… mais à pois fluos !

Robes de bal que je qualifie " d'araignées "pour citer le premier mot qui me viens. Est ce intentionnel dans l'idée de vouloir " agripper" des maris ?

Javotte et Anastasie en robes de bal que je qualifie  » d’araignées « pour citer le premier mot qui me viens. Est ce intentionnel dans l’idée de vouloir  » agripper » des maris ?

CINDERELLA

Inspiration qui me semble être du tout début des années 1850. On remarque le saisissant contraste coloré entrez l’arrière plan, Cendrillon et ses demis sœurs.

Voilà sans doute d'où me vient aussi cette sensation d'araignée: regardez ces cages incroyables ! Sans parler des corsets aux couleurs..intéressantes ;)

Voilà sans doute d’où me vient aussi cette sensation d’araignée: regardez ces cages incroyables ! Sans parler des corsets aux couleurs..intéressantes ;)

Lady Tremaine, la terrible belle-mère fait exception dans ce schéma de juxtaposition : Cate Blanchet revêt des tenues la mettant terriblement bien en valeur : que ce soit les formes ou les couleurs : une gamme étendue de verts colorés et de jaunes s’associant divinement avec sa chevelure rousse. Cate a activement participé avec Sandy Powell à l’élaboration du personnage et se sa mise. Elle a convaincue Sandy qu’une femme très élégante , trop élégante peut être cachait quelque chose de mauvais. Les formes ici sont fortement inspirées des années 1940-, 1950 qui,  pour une actrice de la stature et du maintien de Cate, lui confèrent une superbe présence ! Chapeau voilette aux formes improbables, rouge à lèvre carmin et chevelure relevée en chignon des années 1940, robe sophistiquement drapée  des années 1950 et la traîne évoquant la célèbre « robe papillon » de Charles James etcetera, etcetera.

Bref, cherchez les éléments disséminés partout, c’est un jeu qui pour ma part m’a beaucoup amusé !

Belle unité de vert dans la garde robe de Lady Tremaine

Belle unité de vert dans la garde robe de Lady Tremaine

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Maquette de Sandy Powell et costume final au bal

Chapeaux extravagants !

Chapeaux extravagants !

Comme un air de famille ? Lady Tremaine et Lauren Bacall( 1944)

Comme un air de famille ? Lady Tremaine et Lauren Bacall( 1944)

The Butterfly dress par Charles James américain vers 1955 et sa réinterprétation sur Lady Tremaine

The Butterfly dress par Charles James américain vers 1955 et sa réinterprétation sur Lady Tremaine

Costumes masculins

En ce qui concerne les personnages masculins : On ne change pas les bonnes habitudes : toujours cette juxtaposition d’éléments pour créer une silhouette intemporelle, bien qu’une ligne directrice se ressente : le militaire a largement la faveur et à mon avis fait écho aux tenues chamarrées des militaires faisant danser les dames en crinoline au XIXème siècle. Là encore : les couleurs et motifs font transgressé les formes. A savoir aussi que le prince du Cendrillon de 1950 et le roi son père sont en tenue d’apparat militaire

Couleurs trèèès vives qui font échos à l'environnement ?

Couleurs trèèès vives qui font échos à l’environnement ?

En ce qui concerne les tenues « civiles » peu présentes : on remarquera quand même la superbe redingote du Prince ( je n’ai pas trouvé de photos pour illustrer désolé) et la redingote du même type portée par le père d’Ella au début du film.

Redingote du père d'Ella

Redingote et pantalon à carreaux du père d’Ella. Remarquez ici le thème fleuri très présent sur la robe de la jeune fille.

Dignitaire et Grand Duc: là encore: influence des costumes militaires d'apparats

Dignitaire et Grand Duc: là encore: influence des costumes militaires d’apparats

Je laisse la parole à Sandy : Nous avons travaillé comme référence sur une période allant du XVème au XIXème siècle. Nous avons opté pour les femmes en robe de bal plutôt sur le XIXème, . Les hommes ne sont pas en restent, la plupart porte des costume dont l’inspiration était directement liées aux redingotes, frac et autres tenues civiles, aussi bien que les uniformes de parade. J’aime que ce film,  à destination d’un public féminin représente bien la gente masculine autant que les belles robes de bal. »

Le roi et le Prince: Notez ici la présence des fameuses épaulettes or bien présentes aussi dans le dessin animé originel

Le roi et le Prince: Notez ici la présence des fameuses épaulettes or bien présentes aussi dans le dessin animé originel

Magnifique habit à la hussarde porté par le prince, chemise et bretelles mi XIXème pour le roi

Magnifique habit à la hussarde porté par le prince, chemise et bretelles mi XIXème pour le roi

A noter également : l’apparition d’un costume brodé d’apparat type ambassadeur pour le personnage du Grand-Duc. Les différents types d’uniformes et tenues d’apparats sont donc présentes.

Même veste de bal portée fermée par le Grand Duc

Même veste de bal portée fermée par le Grand Duc

Tout est dit !  Les tenues sont grandioses, parfaitement ajustées et l’on retrouve aussi bien une chemise à petit col renaissance porté par le père qu’une magnifique redingote bleu d’inspiration 1830-1840 porté par son fils lui adressant ses vœux.

Je vous  invite aussi à regarder attentivement les personnages d’arrière-plan et en particulier les garçons de pieds de Cendrillon : A l’ origine deux lézards changés en humains par la marraine, ils conservent leurs caractéristiques animales étant humains et cela se concentre sur le costume ! Ils apparaissent en livrée classique d’inspiration XVIIIème siècle avec quelques petits changements :

Sandy:  » J’ai utilisé un tissu à texture reptilienne que nous avons peint et teint dans les tons jaunes à vert et limé pour créer de la brillance rappelant les écailles. L’Habit  possède une queue immensément longue, censée rappeler la queue du lézard  »

Valets de pieds reptiliens pour accompagner Cendrillon au bal

Valets de pieds reptiliens pour accompagner Cendrillon au bal

La robe de mariage

Finissons cette histoire de conte de fée comme il se doit par un mariage heureux pour toujours. De tous les costumes présents dans ce film, la robe de mariée de Cendrillon est sans doute celle que je préfère le plus, avant même sa robe de bal : Corsage parfaitement coupé dans un coté   « facetté »  qui me rappelle la robe de la Belle au bois dormant du dessin animé Disney.

Grandiose robe de mariage entièrement peinte à la main

Grandiose robe de mariage entièrement peinte à la main

Faite d’une mousseline blanc-crème immaculée, relevée par des motifs floraux remontant sur la silhouette et peint entièrement à la main, ce costume est le summum d’élégance, de délicatesse et de maturité innocente mais affirmée.La jupe me rappelle vaguement les fameuses jupes trompettes ou jupes sirènes des années 1900.

Robe de bal espagnol vers 1902 .Motif floral et jupe sirène

Robe de bal espagnol vers 1902 .Motif floral et jupe sirène

La robe a bien manquée d’être brûlée avec sa porteuse lors d’un accident ! Pendant une séance photo du couple en costumes, l’actrice s’est approché d’un peu trop près d’un petit réchaud électrique et la robe a aussitôt pris feu. «  C’était un désastre ! confie Sandy, la couche supérieur de mousseline peinte à la main devait être totalement refaite. !A ce moment, tout le monde a d’abord pris peur pour la robe afin de s’interroger enfin si Lily ne s’était pas blessée. Il faut dire que nous n’avions ni le budget, ne le temps de refaire une autre robe”

Plus de peur que de mal et le résultat est superbe ! Même si comme bien souvent, la robe n’ apparaît que quelques secondes dans le film.

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Le prince Kit porte quant à lui un costume d’apparat influence encore ici militaire dont les teintes bleus pastels font échos au couleurs tendres de la robe de sa nouvelle compagne. «  La silhouette et la forme des épaules rappelle la tenue du Prince de  l’animation originale  » dit Sandy. Mais nous avons créé une tenue plus construite et conçue comme un tailleur des années 1950 en modifiant toutefois les couleurs pour les rendre moins masculine telles que le bleu , le vert et blanc.  » La veste militaire est en laine , qui a été teints dans bleu pâle pour accentuer les yeux de Madden. Une broderie d’or agrémente le rendu final » .

 

Notre tour dans le monde féerique s’achève sur cette fin, que l’on attendait tous ( conte de fée oblige) mais qui reste néanmoins une scène touchante et très agréable à regarder.

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Conclusion

Je dois admettre avoir ressenti la présence de trop d’éléments hétéroclites qui à chaque apparition m’ont fait lever un sourcil interrogateur. C’est un peu dommage car on ressort de ce film avec une impression d’avalanche visuelle qui ne nous a pas laissé le temps d’en profiter. J’ai découvert la beauté de tous ces éléments en faisant ces recherches et rédigeant l’article que vous venez d’achever de lire. La scène du bal reflète à juste titre cette volonté de « rassembler un million de style différents (costume traditionnel espagnol, crinoline plus contemporaine des figurantes…) , créant un contraste énorme avec la robe de bal de Cendrillon)

Le film reste donc avant tout un divertissement familial, à voir avec les enfants (même si dans la salle dans laquelle nous avons vu ce film était  composée à majorité d’adultes.) ou entres amies , comme ce fut le cas pour nous, afin de se transporter quelques minutes dans un univers poétique loin du quotidien maussade.

Bien que le dessin animé soit l’un de mes préférés avec la Belle au Bois Dormant, je n’ai pas réussi  à  accrocher avec les personnages du film. Celui se regarde à mon sens, un peu comme si nous embarquions dans une attraction de Disneyland pour la quitter sans être profondément bouleversé mais heureux d’avoir passé un bon moment.

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N’hésitez pas à donner votre avis sur l’article ou le film dans les commentaires !

Sources citations Sandy Powell et présentations :

> Allocine.com

> http://www.fsm-blogs.com/costume-designer-sandy-powell-interview/

> http://www.rtl.fr/culture/arts-spectacles/video-sandy-powell-la-robe-de-cendrillon-a-necessite-500-heures-de-travail-7777042180

> http://www.vanityfair.com/hollywood/2015/02/cinderella-wedding-gown-first-look

http://thefairytaletraveler.com/2015/03/18/sandy-powell-costume-designer-cinderella-movie/

> Galleries en ligne du Metropolitan Museum

> Musée de Philadelphie

 

….Marie-Laure Colomban….

 

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8 réflexions sur “Analyse et critique du film « Cendrillon »

  1. Poppy dit :

    Merci pour cet article très intérressant ! Je pensais aller le voir et finalement je pense que je vais attendre qu’il passe à la TV. Je suis très impréssionnée également par la diversité de costume / de couleurs !

    Aimé par 1 personne

  2. Badré Olivier dit :

    J’étais très curieux de lire l’avis d’une spécialiste du costume historique sur ce film que, pour ma part, j’ai adoré. Mes quelques connaissances en la matière m’ont immanquablement procuré le réflexe de chercher à dater la période de l’histoire par les costumes. Je me suis très rapidement aperçu que c’était un mélange… et j’ai trouvé cela très bien pour un conte de fée. Ce mélange impose un monde imaginaire qui sied donc à l’histoire. Assez vite, je ne me suis plus posé de question sur la datation où les styles des costumes, pour me laisser prendre par le tourbillon et la magie du conte. Je crois que c’est ce qui m’a permis de me concentrer davantage sur l’ensemble, et donc les personnages, que j’ai trouvé consistant au contraire de vous. En effet, l’excellente idée des scénaristes sur l’aspect morale de Cendrillon qui applique dans sa vie les préceptes enseignés par sa mère (rester courageuse et bienveillante), procure à l’héroïne une vraie valeur utile et propage ainsi au public une belle leçon sans en avoir l’air. Il est à craindre que la focalisation sur les costumes vous aie malheureusement empêché de goûter ces nuances.
    Je vous remercie encore pour la magnifique présentation des vêtements du film, accompagnée de vos riches et passionnants enseignements sur ceux-ci.

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  3. Damien Badré dit :

    Encore un article génial. Incroyablement complet et truffé d’anecdotes. Chaque tenue est étudiée, détaillée, commentée. C’est un travail stupéfiant et passionnant à lire. Bravo !

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  4. ramage4974 dit :

    De fil en aiguille, je suis tombée sur votre article qui accroche et merci de tous ces détails…le film je l’ai vu à sa sortie en salle et également à la télévision…pour ma part, j’ai été subjuguée par les tenues de la belle-mère que Cate Blanchett portait avec grande classe. Bien sûr, j’ai beaucoup aimé la robe de bal de Cendrillon…j’avoue que si je suis allée voir le film dès sa sortie, c’est que j’avais entendu parler de la création incroyable de cette robe de bal…j’ai admiré la qualité de tous ces costumes…en revanche, concernant Lily James, j’ai été « dérangée » par l’épaisseur et la couleur trop foncée de ses sourcils…qui ne collaient pas avec cette superbe robe…(c’est juste mon avis) et diantre, je ne me rappelle pas de la robe de mariage qui est aussi magnifique.

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  5. Alicia Aime dit :

    Très intéressante analyse !
    Je l’avoue, perso ce film m’a un peu tapé sur le système. Pourtant il y a des moyens et des tops acteurs… J’ai été déçue par les costumes de Cendrillon: Overdose de paillettes, tissus sur-brillant qui font un peu plastoc, robe gigantesque… Moi qui aime la démesure là ça faisait vraiment très disney et pas dans le bon sens du terme..
    Bon et puis je ne suis pas fan de l’actrice il faut dire. On nous la colle à toutes les sauces en ce moment. Oui elle est fraîche et belle. Non elle ne joue pas bien. Et la nian nian attitude ne fait rien pour améliorer l’image féminine véhiculée par l’entertainment…
    La seule qui sauve le film c’est Cate Blanchett. Absolument géniale comme méchante. Et les tenues! My god on dirait que Monsieur Dior s’est réincarné et a soufflé les idées à la costumière….

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    • defilendentelle dit :

      Merci Alicia pour votre retour !

      Oui c’est vrai que nous sommes en plein dans l’énorme machine Disney donc l’overdose est totalement recherchée. Ce qui m’a frappée c’est le talent de la costumière pour avoir su manier avec beaucoup de finesse les différentes époques historiques pour créer quelque chose de nouveau et c’est à mon sens ce qui fait le charme de ce film ;) Je ne suis pas du tout fan d’habitude de ce genre de film mais là c’était un plaisir de m’amuser à fouiner les petits détails.

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